Pages Navigation Menu

Luxe, Lifestyle, Mode, Déco, Design, High-Tech

Barbour : une pièce d’anthologie

Barbour : une pièce d’anthologie

Je surfais peinard sur le web en me cherchant quelques nouveaux flux RSS intéressant quand je suis tombé sur un article complètement crétin et manquant tout à fait de connaissance historique et stylistique ou une blogueuse (à prononcer en deux mot svp) s’amusait à associer la Barbour à son voisin chasseur qu’elle considère un peu comme un facho vantant l’apologie des armes et de la chasse : bref, un vêtement pour les obtus et les étroits d’esprit.

Pour les personnes, comme cette chère demoiselle n’ayant aucune connaissance de l’histoire des marques, il est à noter que Barbour débuta en 1894 à South Shields dans le Nord-Est de l’Angleterre sous la houlette de John Barbour, artisan tailleur de métier et que cette marque se prolonge sur 4 générations de cette même famille (non, ce n’est pas un groupe de marketeux bobos).  Je conseille vivement à tous ceux qui veulent en savoir un peu plus que, comme toute bonne marque qui se respècte, son historique est bien détaillé sur son site officiel.

La devise chez Barbour à toujours été de revendiquer ses origines de société de « service » et ainsi de satisfaire ses clients en produisant des vêtements résistants en toute situation : ce qui caractérise exactement le temps anglo-saxon. Vestes de pêcheurs hautement étanches, premières vestes de moto, vestes pour l’aviation, la marine et les sous-mariniers de la couronne, de chasse, de pêche ou d’équitation et fournisseur officiel de la coure d’Angleterre depuis des années, tous ces produits  et valorisations respirent plus la qualité qu’une petite jupette d’une marque dite « fashion » mal taillée qu’on refile aux petits rien la saison finie.

Tous ceux qui en ont possédée une « véritable » (je précise) depuis plus d’un siècle seront de mon avis – et je pense qu’en entendant l’article qui m’a révolté en début de ce post, certains défunts viendraient faire des trous dans le cher gazon de la concernée – on reçoit bien souvent une Barbour en cadeau car on la conserve et utilise intensément au moins une dizaine d’années. Plus elle prend de la patine et des trous, plus on l’aime, car avec elle sur le dos, on peut affronter les pires intempéries ou toutes les entrées aux portes des soirées les plus chics en lui étant toujours redevable. Ses multiples poches (et je ne parle même pas du modèle avec gibecière) la transforme en cargo de marchandise ou en sac à dos : que ce soit vos livres de cours, les provisions d’un scout, le gibier et les cartouches du chasseur ou la truite du pêcheur en passant par le transport de mon défunt furet dans les auditoires de la Sorbonne et dans lesquelles il dormait à point fermé lové bien au chaud, tous le monde avouera que ces vestes sont taillées dans un moule inébranlable de praticité car c’est du country wear pur jus.

On l’aime, on la passe avec fierté, on l’entretient et on la pleure quand elle est à bout de souffle, car ce n’est pas qu’une une veste de toile enduite de graisse pour garantir l’étanchéité mais vraiment une partenaire fidèle : c’est une véritable icône de l’art de vivre des personnes n’ayant pas peur de mettre le nez hors des centres villes et commerciaux. Mais si vous voulez du trendy, Barbour en fait aussi, comme quoi la marque n’a pas d’œillères et se refuse d’être sectaire !!! Que celui qui affirme haut et fort que ça pue peut se passer un sapin magique en guise de collier et se pendre avec et ceux qui affirment que ça tache n’ont qu’a avoir un dressing à la place d’une barre penderie de chez Ikea ou y’a pas de place. Il faut être crétin de ranger une Barbour détrempée dans une armoire … le tissu aussi ça déteint, mais la Babour, elle s’en moque, elle n’aura pas de trace !

 

Tags :

 
Alternative Text Historien de l'Art, Archéologue, Agrégé de l'Enseignement Secondaire Supérieur, Etudiant en techniques infographiques 3D, Webdesigner, photographe amateur et rédacteur principal de Pleasureblog, je suis passionné par le Design, la Décoration, l'Artisanat et les objets High-Tech.