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Sex, sex, sex … et hop

Sex, sex, sex … et hop

Ne rêvez pas, vous ne verrez pas de femmes dénudées dans ce post et c’est encore moins un essais de référencement web, mais le nom d’un cocktail maison dont les ingrédients sont la Chartreuse  verte et le Drambuie dans des verres à shot, flambé, caché et affoné. Pour la petite histoire, ce cocktail est né lors d’une sortie entre amis aux Halles Saint-Gerry à Bruxelles en revenant, tard le soir, d’une soirée. Il se fait que les amis en présence voulaient boire un dernier coups, mais malheureusement le barman n’avait plus en stock que ces deux tords boyaux alchools forts : attention effet de speed. Je rends hommage à celui qui m’a fait découvrir ce cocktail, il se reconnaitra et regrettera.

Recette :

  • Verser dans un verre à shot la moitié de Chartreuse Verte.
  • Remplissez l’autre moitié de Drambuie.
  • Allumez le cocktail à l’aide d’un briquet.
  • Coller la paume de votre main sur le verre à shot (aspiration d’air et effet ventouse).
  • Lever la main avec le verre collé à hauteur de la bouche.
  • Décollez le verre d’un coup sec avec votre main libre.
  • A fond dans le gosier.

Voici une petite leçon d’histoire d’alcoolique chevronné culinaire tirée directement des site officiels pour ceux que la culture titille :

La Chartreuse

  • En 1605, le Maréchal d’Estrées remet aux moines de la Chartreuse de Vauvert, à Paris, un Manuscrit révélant la formule d’un Elixir de Longue Vie dont nul ne sait l’origine.A cette époque, en effet, seuls les moines et les apothicaires possèdent les connaissances nécessaires au travail des plantes.
  • En 1611, le Cardinal de Richelieu remercie avec chaleur le Révérend Père de la Chartreuse de Paris; celui-ci lui avait envoyé un bézoard l’ayant soulagé d’une « fâcheuse maladie ».(bézoard : pierre trouvée dans l’appareil digestif de certains animaux, à laquelle on attribuait des vertus médicinales).
  • Trop complexe, la recette de l’Elixir semble n’avoir été que partiellement utilisée pendant plusieurs décennies à Paris. En 1737, le Monastère de la Grande-Chartreuse (proche de la ville de Grenoble) décide d’en faire une étude exhaustive. L’apothicaire de la Grande-Chartreuse, Frère Jérôme Maubec, est chargé de cette tâche. Il parvient à fixer définitivement la formule de l’Elixir Végétal de la Grande-Chartreuse.
  • Sa commercialisation est alors très limitée : c’est Frère Charles qui, à dos de mulet, va le vendre sur les marchés de Grenoble et de Chambéry. Toujours fabriqué selon les mêmes indications, cet « Elixir de longue vie » est connu aujourd’hui sous le nom de « Elixir Végétal de la Grande-Chartreuse ». Il titre 71°.
  • La Chartreuse Verte, 55° dite « Liqueur de Santé », est mise au point en 1764. Son succès est immédiat, mais limité à la région dauphinoise. La Révolution Française de 1789 disperse les moines. En 1793, par mesure de prudence, on fait exécuter une copie du précieux manuscrit que garde le seul religieux autorisé à rester au Monastère, un autre Père conservant toujours sur lui l’original. Arrêté puis envoyé à Bordeaux, ce dernier trouve le moyen de faire passer hors de sa cellule le document à un autre moine réfugié près du Monastère.
  • Ne pouvant pas faire usage du secret et pensant que l’Ordre des Chartreux ne serait jamais rétabli, il en concède une copie à un pharmacien de Grenoble, Monsieur LIOTARD. En 1810, l’Empereur Napoléon Ier décidant que les « remèdes secrets » doivent être soumis au Ministre de l’Intérieur pour être examinés afin d’être exploités par l’Etat, Monsieur LIOTARD adresse le manuscrit au Ministère;  on le lui retourne avec la mention « Refusé ».
  • A la mort de Monsieur Liotard, les documents reviennent au Monastère de la Grande-Chartreuse que les moines ont regagné en 1816. En 1838, la formule est adaptée pour produire une liqueur plus douce et moins alcoolisée, la Chartreuse Jaune, 40°. En 1903, les Chartreux sont expulsés de France. Ils emportent leur secret et implantent une distillerie à TARRAGONE en Espagne pour la fabrication de la liqueur. Liqueur qu’ils fabriqueront également à Marseille des 1921 et jusqu’en 1929, sous le nom de « Tarragone ».

Le Drambuie

Quant au Drambuie, il s’agit d’une liqueur de Whisky produite en territoire Écossai. D’après la légende, en 1746, le prince Charles Edouard Stuart se sauva sur l’île de Skye. où le capitaine John Mackinnon lui donna asile. Plus tard, le Prince Charles Edouard, remerciant le capitaine de sa loayauté,  le récompensa en lui donnant la recette de sa boisson la plus précieuse. Cette dernière fut transmise à la fin du 19ème siècle à James Ross.

Ross développa et a améliora cette recette uniquement pour ses amis. L’un d’eux la nomma « la boisson qui satisfait », traduction gaélique du nom de la boisson. Ross la fit breveter et decida alors de la vendre aussi bien en France qu’aux Etats-Unis mais il mourut jeune. Afin de payer l’éducation de ses enfants, sa veuve fut alors obligée de vendre la recette à la famille MacKinnon,au début du 20ème siècle, famille qui produit toujours la boisson. La première distribution commerciale de Drambuie eut lieu en 1910 à Edimbourg mais seulement douze bouteilles furent vendues. En 1916, le Drambuie devint la première liqueur autorisée dans les caves de la Chambre des Lords.

Petite anecdote : Voulant faire découvrir ce cocktail à un très bon ami avec qui j’ai bourlingué sur plusieurs chantiers de fouilles archéologiques durant mes études j’ai cherché les deux composants sans les trouver, je me suis donc dit que dans un bar il devait y’avoir ce qu’il fallait. Heureusement, à l’époque j’habitais juste au dessus du Pub Corcoran’s à Saint-Germain. En effet tous les matériel était là, mais les deux bouteilles en questions avaient une belles couche de poussière … On a donc demandé deux verres à shot sous l’œil médusé du barman … après un verre le barman nous a demandé de sortir jugeant qu’on était des fous irresponsables vu le degré d’alchool du shot … en abusez pas trop (uniquement avec modération) car ce shot monte très vite à la tête.

Alternative Text Historien de l'Art, Archéologue, Agrégé de l'Enseignement Secondaire Supérieur, Etudiant en techniques infographiques 3D, Webdesigner, photographe amateur et rédacteur principal de Pleasureblog, je suis passionné par le Design, la Décoration, l'Artisanat et les objets High-Tech.