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Table E-1027 Eileen Gray

Table E-1027 Eileen Gray

Être assis dans un bon fauteuil telle la lounge chair de Ch. et R. Eames pour lire est un véritable délice. En revanche, lorsque vous avez à portée de main un bon verre ou une tasse de café, fumez une cigarette ou avez envie de laissez tomber la lecture pour vous accorder une petite sieste il vous faut absolument une table d’appoint assortie à votre mobilier. Je vous propose donc de découvrir la table d‘appoint de hauteur réglable E-1027 produite par Eileen Gray et vendue à un prix de 725€ par la firme allemande de design Classicon. Une fois de plus, faites attentions aux copies : elles pullulent sur le net.

La table d’appoint E-1027

Eileen Gray imagina en 1927 cette table basse E-1027 pour permettre à une de ses sœurs de s’adonner au plaisir du petit déjeuner au lit dans la villa qu’elle réalisa en collaboration avec Badovici à Roquebrune-Cap-Martin, dans le sud de la France (près de Monaco). La glace circulaire de la table E-1027 s’inspirait des travaux de Marcel Breuer à l’institut des arts et métiers du Bauhaus. Sa structure est formée d’une tubulure en acier chromé et son plateau est en cristal transparent, Parsol gris ou métal noir laqué.

Le véritable coup de génie de cette designeuse exceptionnelle réside dans le mécanisme de réglage de hauteur du plateau de la table : vous pourrez ainsi adapter son plateau en fonction de la hauteur du meuble qu’il accompagne.

 

Voici l’explication de la dénomination de cette superbe table en provenance directe du catalogue de chez Classicon : « Sa silhouette de proportions géniales qu‘on ne saurait confondre à aucune autre a fait de cette table à hauteur réglable une des icônes du design du vingtième siècle les plus populaires. Elle fut nommée d‘après la résidence d‘été E 1027 « maison en bord de mer » qu‘Eileen Gray s‘est fait construire pour elle et son collaborateur Jean Badovici. Elle est aussi à l‘origine de ce nom de code mystérieux : E pour Eileen, 10 pour Jean (J étant la dixième lettre de l‘alphabet), 2 pour B(adovici) et 7 pour G(ray).« 

Historique de Eileen Gray

Née le 9 août 1878, dans la maison familiale de Brownswood en Irlande, Eileen Gray passa son enfance à Londres et fut une des premières femmes à être admises à la Slade School of Art, où elle étudia la peinture avant d’entreprendre un apprentissage dans le domaine du laquage. Elle vécut ensuite au 21 Rue Bonaparte à Paris en 1902. En 1917, le premier article en anglais sur ses travaux paraît dans le magazine Vogue. Pendant les années 20 et 30, elle devint une des principales exposantes des théories nouvelles et révolutionnaires du design. Elle travailla en étroite collaboration avec de nombreuses personnalités du mouvement moderne, comme Le Corbusier (il suffit de regarder la série LC de chez Cassina pour comprendre).

Après la guerre et jusqu’à sa mort, elle continua à s’investir dans deux projets majeurs : un centre socioculturel, de 1946 à 1949, et de nombreux petits éléments de mobilier. En 1970, après avoir été plus ou moins oubliée, Eileen Gray fut « redécouverte » par le collectionneur Américain Robert Walker, grâce à ses créations de laque. En 1972, elle fut à juste titre nommée Royal Designer to Industry (distinction royale de concepteur industriel) par la Royal Society of Art de Londres.

Alternative Text Historien de l'Art, Archéologue, Agrégé de l'Enseignement Secondaire Supérieur, Etudiant en techniques infographiques 3D, Webdesigner, photographe amateur et rédacteur principal de Pleasureblog, je suis passionné par le Design, la Décoration, l'Artisanat et les objets High-Tech.